un forum dédié aux assistantes maternelles et familiales
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Pikler : Bilan après 2 années de pratique.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
cathy
modérateur
modérateur


Nombre de messages : 11078
Emploi : Assistante maternelle
Date d'inscription : 24/08/2005


13082009
MessagePikler : Bilan après 2 années de pratique.

Cela fait maintenant un peu plus de deux ans que je base mon travail sur une approche « piklerienne » de l’éducation et je pense pouvoir maintenant faire un petit bilan professionnel sur cette façon de faire. Je vous livre donc mes impressions.

Tout d’abord, il faut peut être, pour les nouvelles et celles qui ne connaîtraient pas encore, que je rappelle les bases de cette approche telles qu’elles peuvent nous servir dans l’exercice de notre profession d’assistante maternelle.

Travailler « à la Pikler » donc c’est donner une importance primordiale à la motricité libre : dès 3 mois, l’enfant est donc placé le plus souvent possible à plat dos sur un simple tapis, l’assistante maternelle ayant pris soin de posé autour de lui des jeux adaptés à son évolution.

Ce bébé ne sera jamais mis dans une position qu’il n’a pas expérimenté de lui-même, si bien qu’il ne sera jamais assis avant qu’il ne sache le faire tout seul, qu’il ne sera jamais aidé en le tenant par les mains pour le faire marcher. Ainsi trotteur, transat et même chaise haute ne seront pas utilisés. Plus tard l’enfant expérimentera de lui-même son environnement et les jouets qui sont mis à sa disposition, ce qui implique qu’on ne lui montrera jamais comment poser la pièce de son puzzle ou comment emboîter des éléments. D’une manière générale, on ne lui apprendra rien au sens pédagogique du terme avant qu’il ait au moins 18 mois.

Travailler « à la Pikler » c’est aussi accorder aux soins et aux repas une importance telle qu’ils doivent toujours être source de bien-être pour l’enfant. Chaque enfant accueilli doit sentir que ces moments lui appartiennent totalement et qu’il peut faire confiance à l’adulte. Les gestes doivent être toujours très doux, sans oublier auparavant d’expliquer chaque geste à l’enfant.

Travailler « à la Pikler » c’est enfin faire une totale confiance à l’enfant qui a les capacités d’être le moteur de son propre développement.

Lorsque j’ai commencé à travailler de cette façon, je ne pensais pas que les résultats seraient si probants.

Je tiens à signaler en tout premier lieu qu’au point de vue acquisition des postures (station assise, marche…) il n’y a aucune différence. Les enfants que j’ai accueillis depuis deux ans ont marché à peu près au même âge que ceux que j’avais stimulé à outrance en me cassant le dos pour leur « apprendre » à faire leur premier pas. Je tiens à faire cette remarque en premier afin de rassurer les personnes qui pourraient penser que laisser faire l’enfant va provoquer un retard dans les acquisitions.

Mais la chose la plus spectaculaire je trouve, c’est que depuis deux ans, je n’ai à déplorer aucune chute, incident ou accident (je touche du bois !!!) qui auraient nécessité l’utilisation de la trousse d’urgence, si bien que je me suis aperçue avant les vacances que je n’avais même pas racheté d’Hémoclar et que celui que j’avais était périmé.

Je ne dis pas que les enfants ne tombent pas, mais ils ne se font pas mal. Comme on ne les sollicite pas, ils se lancent dans une exploration de l’espace seulement si ils sont suffisamment sûrs d’eux.

Un exemple précis : le toboggan. Avant j’aidais les enfants à monter sur les marches, je les tenais pour ne pas qu’ils tombent. Il en résultait un stress important de ma part, car les enfants eux ne faisaient pas attention au fait que j’étais là pour les assurer ou pas. Il est donc arrivé qu’ils tombent en essayant de faire seul, un acte qu’ils n’étaient pas capables de faire. Maintenant je ne les aide plus et aucun ne s’est lancé dans l’ascension d’un toboggan si il n’était pas dans la capacité d’arriver jusqu’à bout. Bilan de l’opération Nounou n’est plus stressée et je ne vous dit pas le plaisir de l’enfant quand il arrive enfin à faire comme les copains sur le toboggan. L’aider à monter c’est le priver de ce plaisir.

Au niveau des soins, le changement de couche n’est plus vécu de ma part comme une corvée à laquelle il faut se soumettre. C’est un réel moment d’échange avec l’enfant qui très vite participe activement à son change. Il n’y a pas de pleurs, et l’enfant est serein.

Les repas en général se passent bien pour ce qui est des tout petits. Pour les plus grands, il arrive, au moment de l’apparition des « néo-phobies » que les repas soient un peu moins cool qu’avec un bébé mais je fais confiance à l’enfant et ce n’est donc plus une source de conflit.

Les parents sont en général satisfait, d’autant plus que désormais, j’arrive à leur expliquer mon travail en véritable professionnelle, ce qui n’était pas forcément le cas au début. Certains parents m’ont fait remarquer que cette façon de faire donnait aux enfants le goût de l’effort et de ce fait, en faisait des êtres ouverts à la découverte et avides de connaissances.

Bien sûr, cela ne règle pas tous les problèmes (ce serait trop simple) et toutes mes réticences du début n’ont pas disparues.

Notamment j’avais peur que cette façon de faire qui fait que tout conflit avec l’adulte est évité à l’enfant ne prépare pas celui-ci à une socialisation correcte. Et il se trouve que j’ai remarqué effectivement que les enfants que j’accueille ont un peu de mal à se faire à l’ambiance de la ludothèque par exemple. Ils sont très vite affolés lorsqu’une nounou crie un peu trop fort, cherchent souvent à se rapprocher de moi et reforment souvent les binômes de la maison, plutôt que de se faire de nouveaux petits copains. Mais à vrai dire, je n’en ai jamais discuté avec les autres assistantes maternelles et peut être que cette façon de faire est commune à tous les enfants. En fait je reporte peut être sur eux mes propres angoisses et c’est à moi de faire un travail psychologique là-dessus.

Une autre chose aussi qui a son importance, travailler ainsi ne m’a pas permis de résoudre tous les conflits qui peuvent se produire entre les enfants. La jalousie, les envies de piquer le jeu du voisin, les disputes voire même les violences existent toujours. Mais là aussi, je pense que c’est à moi de travailler là-dessus. Notamment pourquoi ne pas acheter les jeux en deux exemplaires identiques afin d’éviter quelques conflits. Au lieu d’avoir 6 jeux d’encastrement différents, ne serait-il pas plus judicieux d’en n’avoir que 3 mais en double !

Je pense aussi que je dois rester vigilante et arriver à anticiper les conflits pour pouvoir, pourquoi pas, proposer une activité plus dirigée lorsque la tension monte.

Enfin pour conclure, je dirais que le bilan est quand même largement positif et mon travail beaucoup plus intéressant.

Voila pour mon ressenti. J’aimerais que vous me disiez ce que vous en pensez (enfin pour celles qui auront eu le courage de me lire jusqu’à la fin !!!!) Laughing

_________________
http://nounoustaties.blogspot.fr

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://nounoutaties.blogspot.fr
Partager cet article sur : Excite BookmarksDiggRedditDel.icio.usGoogleLiveSlashdotNetscapeTechnoratiStumbleUponNewsvineFurlYahooSmarking

Pikler : Bilan après 2 années de pratique. :: Commentaires

"Pinaise", 3 fois que j'écris une réponse et qu'elle m'échappe ... ... Embarassed Embarassed Embarassed

Je disais donc, que j'ai tout lu ... je n'ai pas autant de recul que toi quand à l'approche "Piklerienne" dans mon travail ... mais tout comme toi, j'en retire de nombreux points positifs ... Par contre, pour rebondir sur le temps du repas, j'attends avec impatience, la journée d'étude du mois d'Octobre sur le temps 11 heures-13 heures avec Mme LAVERGNE à laquelle j'ai bien l'intention de me rendre ...
J'ai tout lu !!!
Et avec plaisir !

Tu as bien expliqué la façon de faire ....

Pour les conflits avec l'adulte , en fait je ne pense pas que çà les empêche mais je dirais plutôt qu'ils sont désamorcés avant de tourner mal ! C'est à dire qu'il n'y a plus la notion du " il a gagné " qu'on entend encore souvent .
Certains adultes pensent que négocier , concéder ce qui peut l'être et surtout bien être conscient de ce sur quoi on peut négocier , c'est " perdre " , laisser l'enfant " gagner " !
On me le dit souvent , et j'avoue que çà m'énerve prodigieusement !

Comme je m'occupe le plus souvent de nouveaux-nés , j'entends encore des gens me dire " il a gagné " lorsque je vais reprendre dans son lit un enfant que je viens de coucher et dont je sais au pleur qu'il ne se calmera pas avant longtemps . Moi je pense plutôt que c'est nous , adultes qui y gagnons en confort ( c'est usant d'entendre pleurer un bébé pendant longtemps ) et que l'enfant y gagne en confort , disons en réconfort .
Et tout le monde est content quand je le recouche un quart d'heure après , rassuré et calme !


Pour éviter les conflits inter-enfants , je confirme , il vaut mieux avoir le même jouet en autant d'exemplaires qu'il y a d'enfants du même âge que plusieurs exemplaires différents .
"Partager " est un concept d'adulte ( quoique parfois scratch ) qui n'est pas accessible à un enfant très jeune .
Bien sûr , pour les jouets plus couteux ou plus encombrants , on peut aussi instituer un tour de rôle . Les enfants , quand ils font confiance à l'adulte près d'eux , se font très bien à cette alternance de plaisir et de frustration .
Je t'aurais lu avant d'avoir des enfants, je n'y aurais pas cru et adhérer à une telle méthode, encore moins. Maintenant, au vu de tous ce que j'ai pu lire ici, ou ailleurs, au vu de ma propre expérience de mes constations, je dirais que j'applique de plus en plus ces méthodes et j'en suis très satisfaite.

Déjà pour mon fils j'avais renoncé au trotteur. Je l'ai proposé au premier bébé que j'ai accueillis, puis de moins en moins au autre, pour finir par ne plus le sortir du tout. Je me rend compte que je suis entrain de faire de même en ce qui concerne le transat.

Je ne sais pas si vous vous souvenez, un jour je m'inquiétais d'une petite fille que j'accueillais (très peu, seulement 2 demi journée par semaine)... elle savait marché mais n'arrivait pas encore à passer de la position allongé sur le dos à assise Shocked Vous auriez vu son front quand elle a commencé à marcher (mon tube d'hémoclar, n'a pas eu le temps de périmer)

Peut tu nous en dire un peu plus sur le change et les repas. Comment t'y prend tu ?

Merci pour petit bilan de tes 2 ans d'expérience. Une chose que j'apprécie énormément : la façon que tu as de savoir te remettre en question beaucoup de gens n'en sont pas capable Et je suis convaincu qu'il n'y a que comme cela que l'on peut progresser.
merci cathy pour ce bilan que j'ai lu avec plaisir en entier !!

bilan qui me semble etre en majorité positif meme s'il y a encore des points d'interrogation

je débute dans la profession et je suis bien contente d'avoir ce genre de témoignage pour évoluer dans ma façon de faire avec les enfants accueillis

encore merci et
Je ne le savais pas , mais finalement je pratique la méthode Pikler depuis plusieurs années. mdr

J'ai tous mes jouets en triple exemplaire.

Je ne met pas assis au debout un bébé qui n'en a pas exprimé le désir.

Pour l'ambiance et les soins tout pareil.

Moi ausi les 1ères séance de relais ou de ludothèque leur font peur s'ils ne sont pas arrivés chez moi depuis tout petit, mais au bout de 3 mois de pratique ça change et ils s'y font.

Par contre pour la sieste, je ne sais pas ce que dit Pikler, mais moi je laisse pleurer.

Je ne vais pas chercher l'enfant dans son lit, j'impose un rythme, il doit s'y faire.

C'est un peu dur, mais je n'ai aps le choix, sinon mes journées seraient du non stop et je ne peux pas et ne veut pas.

Car du non stop cela voudrait dire pas de pause et du stress.
Citation :
Par contre pour la sieste, je ne sais pas ce que dit Pikler, mais moi je laisse pleurer.

Ganou , moi je ne parle que pour des nouveaux-nés , les deux où trois premiers mois !

Après , bien sûr , il faut mettre des règles .
Bonjour à toutes,

Merci Cathy de nous faire partager ton expérience et ton ressentis.
Tous comme Ganou, sans le savoir en fait je pratique cette méthode, j'avoue que je ne m'étais pas réellement penchée sur la question....juste survolé, je vais lire un peu plus de chose sur cette méthode, vu que c'est dans la continuité de ce que je pense et que j'essaye de pratiquer et qu'il n'y a pas d'âge pour apprendre.

Merci pour ces explications.
Ganou avec Pikler on attend pas que l'enfant le désire pour le mettre assis : on ne l'assoit pas du tout et on attend qu'il sache le faire de lui même. Je tiens à faire ce petit distingo car bien souvent quand on dit aux parents qu'on préfère ne pas les asseoir ils nous répondent : "Oui mais il aime tellement ça !!!!" C'est vrai ils peuvent aimer ça (surtout si ils ne connaissent rien d'autre) mais est-ce pour autant bien pour eux ? Moi aussi y'a plein de chose que j'aime beaucoup faire mais que je ne fais par pour autant tout le temps parce que je sais que ce n'est pas bon pour moi !! Un bébé ne le sait pas forcément.

Pour ce qui est de la sieste je ne les laisse pas pleurer et curieusement depuis que je fais cela, je n'ai plus de problème passé 4 ou 5 mois, ni à l'endormissement, ni au cours de la sieste. J'ai des gamins qui dorment tous en même temps de 13 h 30 à 16 h en général. Je crois que justement le fait de les prendre quand ils en ont besoin tout petits fait que lorsqu'ils sont plus grands, ils sont moins angoissés par la sieste et qu'ils ne vivent pas cela comme une séparation. Je pense que c'est parce qu'ils ont confiance et qu'ils savent qu'en cas de gros soucis je viendrai.

Pour ce qui est du change christel, j'évite déjà de déranger l'enfant en plein jeu pour le changer. J'attend un moment où il sera receptif et je l'avertie toujours à l'avance que je vais le prendre pour le changer. Si je dois l'interrompre dans son action je lui en donne la raison, même tout petit. A partir du moment où je prend l'enfant pour le changer j'essaye de ne pas me laisser "distraire" par autre chose. Je parle à l'enfant : je lui dis tout ce que je fais en nommant toutes les parties de son corps (tout petit j'en profite aussi pour le masser). J'ai bien entendu fait attention avant à mettre les autres en sécurité en fermant les acces cuisines toilettes......... Je suis sereine car au fur et à mesure de ma pratique j'ai supprimé de la salle de jeux tout ce qui pouvait être dangereux (je me rappelle qu'à mes débuts j'avais par exemple un lit de poupée en contreplaqué hyper dangereux que je me suis empressée de jeter)

Pour finir je n'oublie jamais de terminer le change par un petit passage devant la glace pour lui montrer et lui dire que c'est le plus beau bébé du monde !!!!

Alors bien sûr le change doit bien durer 3 fois plus longtemps qu'avant mais d'un autre côté je passe moins de temps à m'énerver sur des activités manuelles par exemple qui ne donnaient finalement du plaisir qu'aux parents. Alors l'un dans l'autre on s'y retrouve.

Pour ce qui est des repas, avant je mettais les petits dans le transat. J'avais une bonne excuse pour ça : je me disais que comme cela je pouvais vite me libérer si jamais un problème survenait avec les autres enfants. C'était pas l'idéal ; j'en avais d'ailleurs parlé ici. Les petits s'en mettaient partout. Il suffisait que je tourne la tête 5 secondes pour que le bébé en profite pour mettre son pied avec sa belle chaussette blanche dans sa bouche pleine de carottes !!!! On m'avait conseillé l'astuce du grand Tshirt à enfiler à l'enfant mais je ne trouvais pas ça très satisfaisant.

Désormais je fais donc manger l'enfant sur mes genoux toujours en faisant confiance aux autres enfants pour qu'ils ne me dérangent pas pendant le repas. La différence : comme on a l'enfant dans les bras, on ne se laisse pas distraire par une autre activité et l'enfant le ressent. Et là par contre je trouve que les repas sont plus rapide qu'avant car l'enfant mange en général de bon coeur. Et surtout ben, quand il en veut plus je stoppe sans psychoter sur le fait qu'il ai assez mangé ou pas.

Voila pour les petites explications supplémentaires

Merci pour les compliments Yakari. J'essaye en effet de me remettre en question pour progresser et surtout pour me sentir mieux dans mon travail.

Pour tout vous dire la première fois que j'ai entendu parlé d'une maman qui faisait comme cela, j'ai cru que c'était une illuminée faisant partie d'une secte, une ex-soixante-huitarde qu'avait du trop fumé la moquette. Laughing


Dernière édition par cathy le Ven 14 Aoû 2009 - 12:22, édité 1 fois
bon ben...après avoir TOUT lu !! je vois que je pratique aussi cette méthode depuis...bah 16 ans !! (l'age de ma fille !)

c'est vrai qu'à priori...quand on voit ça...on s'dit "bah ça va elle...2 d'tens' !! Rolling Eyes " (c'est c'que j'ai entendu par ma belle mère qui voulait absolument mettre ma fille en position assise et que je m'inquiètais pour sa petite colonne Rolling Eyes en fait, c'est moi qui avait bon tongue )

c'est peut être ce qui explique que tout se passe relativement bien chez moi !! (toute modestie mis à part bien zur Laughing !!)

mais je suis avec intérêt...voir si il y a des choses à peaufiner ! Very Happy

bravo Cathy pour ton investissement
ça c'est du professionnalisme Wink
J'ai déjà lu vos posts la dessus et lu un peu certains posts.

Ca m'a intéressée donc j'ai essayé de faire un peu de "comme j'ai l'habitude" et un peu de votre méthode.

Pour le petit que j'accueille (il est arrivé 3 jours avant ses 8 mois), j'essaie de faire comme ça (sauf qu'il mange dans une chaise haute, sur les genoux comme il ne tient pas en place il en met plein mes vêtements, la au moins il est face à moi et je vois ce que je fais).

Dès le début il n'a pas aimé le parc. Je l'ai mis sur une grosse couette, mais j'avais peur qu'il ne puisse se faire mal par terre en tombant à côté d'un coussin par exemple.

J'ai donc acheté une piscine gonflable d'un mètre 80 de diamètre avec la couette dedans.

S'il tombait sur le côté, sa tête tombait sur le boudin gonflable et il ne pouvait pas se faire mal.

En 3 mois, il a appris à tenir assis, à passer de la position sur le dos à la position assise, à passer du ventre vers le dos, à se déplacer d'abord en plongeant d'assis sur le ventre puis à rouler, etc... bref, il voulait un jouet à l'opposé de la piscine et arrivait à aller le chercher quelle que soit la façon de faire. Quant à moi, si j'avais autre chose à faire, il était en sécurité pas trop loin de moi, et quand j'étais dispo, je retirais les chaussures et "plongeais" dans la piscine jouer avec lui ou juste faire quelques câlins. Il a parfois eu la compagnie des jeunes neveux de la famille.

Puis il a commencé la position debout en s'agrippant au bord. Et ses premières petites dents ont percé la piscine.

On a donc recommencé la couette mais peu de temps après, il avait acquis la courses à 4 pattes.

Maintenant je ne le fais pas marcher. De toutes façons, si je le pose par terre, il met ses jambes à l'horizontale pour se faire poser assis. Mais je me rends compte que dès qu'il arrive à un meuble, un fauteuil, il se met debout et se tient. Il peut marcher en se tenant à la table de salon par exemple.

Il se lâche d'une main pour pour prendre un jouet et je vois que de plus ne plus, il lâche la 2è main pour tenir à 2 mains, tient quelques secondes, puis s'assoit quand ça tangue trop.

Je le vois progresser à son rythme et comme tu dis, il ne tombe pas. Bon je ne dis pas qu'il ne s'est jamais cogné sur un coin de fauteuil ou table, mais jamais au point d'avoir une bosse.

Je regrette de ne pas avoir connu ça avant et d'avoir accueilli ce petit bout si "vieux".
Cathy , je t'ai laissé le soin de répondre à Ganou sur le distingo entre le " désir " de l'enfant de s'asseoir ( par exemple ) et le fait d'attendre qu'il y parvienne tout seul . tu as su trouver exactement les bons mots ... là où je pataugeais un peu!
Il ya des choses qui me semblent tellement évidentes maintenant que je ne sais plus comment les expliquer !

Pour les pleurs , on sait depuis plusieurs années que moins un bébé pleure pendant sa première année , moins il pleurera ensuite ...
A méditer pour les adeptes du " il finira bien par s'arrêter " !
Mais peut-être que pour un enfant qui arrive chez sa nounou un peu plus grand , il faut naviguer entre la sécurité , la confiance que l'enfant a en sa nounou , mais aussi les règles de vie en communauté scratch
Pas simple , j'imagine !

Et quand je dis que je reprends l'enfant ,j'ai oublié de préciser que ce n'est que pour un moment et qu'il dort ensuite dans son lit , bien sûr !

Pour le 2 de tension ,tu as raison ,Valou , parfois on passe pour une demeurée .... ou vu mon âge pour une vieille qui refuse les objets " modernes " ( transat , arche d'activité ... )
Et certaines personnes sont horrifiées par l'idée de mettre un bébé par terre , sur un simple tapis de parc ( en plastique chez moi : plus facile à nettoyer et le bébé ne se prend pas les jambes dans le tissu ) . Mais quand je dis qu'ainsi il ne peut pas tomber plus bas ... çà fait réfléchir un peu


En fait , le secret de cette façon de faire est que chaque soin physique ( repas , change ... ) est aussi un soin psychique . Les enfants font confiance à l'adulte parce qu'ils savent que ce moment-là n'est qu'à eux . Les autres enfants présents ne sont pas jaloux car ils savent qu'ils bénéficieront aussi d'un temps de soin bien à eux .


Aliénor , si tu veux en savoir plus , lis le livre " L'éveil de votre enfant " , tu auras aussi des idées d'organisation del'espace pour le petit .
Et aussi le livre de Pikler-France sur les jouets ...
Embarassed Je sais que les références sont sur le site , sur lapage d'accueil il me semble ... Les copines t'endiront plus !
Merci Nounouche.

Juste une tite question les filles.

Vous n'avez jamais eu peur pour le petit quand vous en avez plusieurs ?

Ici, l'autre enfant accueilli ne sait pas se déplacer dans la maison autrement qu'en courant.
Alors sur une couette, c'était soit dans un coin et j'avais l'impression de le mettre à l'écart soit dans quelque chose si j'avais quelque chose à faire.

Je trouve plus pratique de le mettre près de la où on est, ainsi il ne se sent pas seul.

Vous faites comment ? vous posez la couette dans la pièce la où vous vous trouvez ? au milieu ? dans un coin ?
Alors , d'abord , on ne met pas un bébé de troismois sur une couette , c'est trop mou ! Il vaut mieux un tapis de sol mince , et peu épais ( Embarassed pléonasme ! ) , qui donne au dos de l'enfant un support ferme .

J'ai toujours mis les bébés par terre sur le tapis de parc sans protection particulière et je n'ai jamais eu de problème , même avec Godichon , qui était un peu ... vivant , on va dire
J'ai toujours observé que les grands savent tout à fait éviter le bébé par terre , instinctivement ... sauf s'ils veulent délibérément faire mal , bien sûr .
Etce même quand plusieurs enfants plus grands jouent dans la même pièce quele bébé .

Mais quand ils sont vraiment petits , pour les premières fois , je les mets par terre quand le grand est couché .
Je les installe au début de telle sorte que le tapis soit " bordé " par le canpé , le fauteuil et la table basse , ce qui limite l'effêt " perdu dans le vide " pour le bébé ( habitué à des endroits à la vue limitée et donc facilement perturbé par l'espace ) .

Quand le bébé grandit , si il y a un grand en lequel je n'ai pas une totale confiance , je tire le tpis près de moi dans chaque pièce , mais je ménage aussi des moments ou le bébé est seul dans une pièce sur son tapis . Je lui parle de temps en temps àdistance , je me montre un peu, mais il est bon pour tout le monde que le bébé sache rester seul dans une pièce pourquelques minutes .
Surtout chez moi ou nous travaillons beaucoup sur la séparation ...
Merci pour tous ces renseignements.
Merci pour tes réponses Nounouche.
Pour répondre à ta question Alienor, ici les enfants ont interdiction de courir dans la maison alors ça simplifie les choses. J'habite en étages et le propriétaire d'en dessous, qui est aussi mon propriétaire n'apprécierait pas. Laughing

Sinon j'installe le tapis dans un coin de la piece donc y'a déjà deux côtés protegés. Je mets des traversins sur les deux autres côtés pour délimiter l'espace du bébé. Mais bien sûr lorsque je suis occupée avec un enfant et que le 3ème reste dans la piece, je mets le bébé en sécurité.

Eugévinie, je serais bien tentée aussi par la formation dont tu parles mais comme le thème a l'air de concerner surtout les structures collectives, j'ai peur que ça tourne un peu comme la formation sur la bientraitance. Tu t'es renseignée là-dessus ?
J'ai une petite astuce qui marche souvent très bien quand un enfant veut le jouer d'un autre, je lui dit : attend qu'il ait fini de jouer avec et aprés il te le donnera.
De cette façon l'enfant qui joue ne se sent pas dépossédé par un adulte qui aurait décidé pour lui qu'il a assez jouer et l'enfant qui veut prendre le jouet sait qu'il pourra avoir le jouet convoité.
J'ai souvent été étonnée de voir comment cette petite phrase peut désamorser leur agressivité. Je crois que chaque enfant se sent respecté dans son désir de vouloir garder ou prendre le jouet, sans qu'un adulte porte un jugement sur ce qu'il doit faire ou pas...
cathy a écrit:

Eugévinie, je serais bien tentée aussi par la formation dont tu parles mais comme le thème a l'air de concerner surtout les structures collectives, j'ai peur que ça tourne un peu comme la formation sur la bientraitance. Tu t'es renseignée là-dessus ?

Non, je ne me suis pas encore renseignée sur la question ... mais j'ai le même souci que toi ... comme je suis adhérente, je vais tâcher de me renseigner par mail ...
Suis retournée voir sur le site le descriptif de cette journée de formation, je te mets ici :

"11 heures – 13 heures : un temps fort en structure collective

Problématique
Ce moment de la journée, est un temps délicat :

- le temps du repas est un moment important qui permet à l'enfant de se ressourcer, physiquement et psychiquement. C'est aussi la fin de la matinée où faim et fatigue se manifestent. Certains enfants arrivent dans la structure, juste pour manger ou se coucher...

- pour les professionnels, c'est un moment qui sollicite leurs capacités de disponibilité, d'attention, d'ajustement. C'est aussi un temps de pause et de relais.

Quelle organisation mettre en place pour favoriser le bien-être de chacun, apporter des réponses adaptées aux besoins spécifiques de chacun et à leur évolution, dans une continuité de soin et d'attention. Seront discutées les notions de "tour de rôle" et de "soins continus" (repas-change couches) et de personne de référence... L'observation et le travail d'équipe sont des outils précieux pour cheminer dans cette réflexion."


Effectivement, çà me conforte dans l'idée que cette journée est plus destinée aux collectivités ... mais, du coup, çà m'interresse encooore plus !!!
J'ai tout lu avec attention et j'avoue que cela me tente beaucoup.
En tant que nouvelle ass mat, j'ai beaucoup à apprendre.
Ya-t-il des références, un livres concernant cette méthode ou je pourrais avoir des exemples d'activités à faire avec les enfants.
J'ai beaucoup lu sur Montessori mais cela nécessite pas mal de matériel assez coûteux et le méthode Pikler me "parle" mieux.
J'ai lu aussi que vous aviez abandonné les activités manuelles, pourquoi ?
Je commence à peine à en faire avec un des loulous que je garde (il va avoir 2 ans), mais j'ai remarqué qu'il n'était pas très receptif.
Merci d'avance pour vos réponses
Tout d'abord , Bienvenue Béatrice !

Tu as raison ,la " méthode " Pikler est ... totalement gratuite !
Le premier livre à lire , il me semble ( mais les autres pourront avoir un avis différent ! ) , c'est " L'éveil de votre enfant " .
C'est une façon simple d'aborder cette façon de penser l'éducation des enfants .

Ensuite tu pourras lire des choses plus pointues ...
Si tu cliques sur la bannière , tudois arriver sur la page d'accueil du site , tu y trouveras les références des livres dont on parle .


Le principe de base de cette méthode , c'est l'activité libre , c'est à dire laisser l'enfant évoluer à son rythme , librement . Celà signifie ne pas le mettre assis , ni debout ,par exemple .
On met l'enfant surle tapis de sol ( pas d'" éveil " ! )dès qu'il regarde ses mains , c'est à dire entre 6 et 9 semaines . Et on le laisse évoluer , sous notre regard. Avec quelques objets adaptés à son âge (donc à sa force )
Bienvenue sur le forum.

Je n'ai pas totalement abandonné les activités manuelles mais ce que j'ai abandonné c'est le bricolage dans le seul but que les enfants rapportent des "cadeaux" aux parents en fin de semaine. Ce qui ne veut pas dire que de temps en temps je ne les mets pas sur un atelier peinture ou gomettes ou autres. Mais l'enjeu n'est plus le même. Il s'agit simplement de leur faire découvrir de nouvelles matières et donc de nouvelles sensations et tant pis si il n'y a rien d'exploitable pour ramener à la maison (bon ceci dit on a gardé les traditionnelles fêtes des mères et des pères)

Encore que je dis des anneries quand je dis "rien d'exploitable à ramener à la maison" parce qu'en fait même si ce n'est qu'un gribouillage tout "moche" je le donne quant même aux parents car j'ai appris à décripter certain code et je commence à pouvoir parler des progrès des enfants par rapport aux dessins qu'ils font par exemple.

Pour les lectures tu peux aller là :

http://professionassmat.free.fr/lectures.htm

Les 4 petits livrets présentés en haut sont intéressants bien que surtout destinés aux futurs parents.

Les deux d'en dessous sont indispensables pour commencer.

Voila bonne lecture.
Merci pour ces réponses.
J'ai trouvé les références des livres, ils ne sont pas dans ma bibliothèque mais je vais les commander rapidement.
Pour les activités manuelles cela me rassure car c'est un peu ce que je fait actuellement avec les 2 plus grands (17 mois et 2 ans) que j'ai en accueil c'est à dire : peinture, pâte à modeler, pâte à sel, collage ... mais j'ai tout de même fait un petit cadeau pour la fête des mères et pères.
Avec le plus petit (10 mois) je le mets sur un tapis ou une couverture dans le jardin, je pose des jouets et je m'assois près de lui et le laisse "vivre", hier il s'est complètement désinteressé des jouets et à préférer tripoter la pelouse, il fallait le voir toucher, arracher, regarder les brins avec minutie... un vrai régal.
Avc mes trois filles, surtout l'ainée 9 ans , j'étais constamment sur son dos et je m'apercois maintenant qu'elle ne fait rien sans me demander, qu'elle a un manque de confiance en elle, pour les 2 autres j'étais plus cool et la dernière (4 ans) se débrouille souvent mieux que son ainée (elle va se laver les dents sans qu'on lui demande, débarasse la table, s'habille seule...).
J'ai hâte de lire les livres, pour appliquer avec mes 3 loulous en garde.
A bientôt
Bonjour à toutes!!!

Cela fait un moment que je ne suis pas venue sur le forum et je vois que les discussions sur pikler vont bon train... ça fait plaisir!

Je rejoins toutes les réflexions faites sur le fait que l'enfant ne prend pas de risque inutile...ma fille de 22 mois m'attend toujours en haut de chaque escalier ou marche que l'on peut rencontrer même si elle était loin devant moi en train de courir ! Il n'y a que hier où elle s'est arrêtée devant deux marches, s'est concentrée longuement et les a descendu seule...sans tomber. Elle était prête. Ensuite, elle a du le refaire une quinzaine de fois et il fallait voir son plaisir. Ma fille tombe quand même un peu car elle veut tout le temps courir...mais on a jamais rien de grave. Le tobbogan elle y monte seule à 4 pattes et je la laisse faire ainsi... elle montera debout quand elle se sentira prête.

Par contre, je reviendrai bien sur l'âge de 18 mois... car pour moi, ça m'a montré les limites de l'activité libre. A cette période, ma fille qui était très autonome dans ses jeux à commencé à arrêter de jouer et à me suivre partout... un peu désemparée, j'ai essayé d'approfondir pikler mais je n'ai pas trouvé vraiment de réponse. Je me suis alors intéressée à Montessori. J'ai approfondi récemment ses idées mais pour la période 0-3 ans. (Le matériel couteux dont on parle dans un post précédent est surtout destiné à la tranche d'âge 3-6 ans et dans le contexte d'une classe.)
J'ai eu le plaisir de retrouver beaucoup de points de l'approche Piklerienne. Respect de la motricité de l'enfant, promenade au rythme de l'enfant. Activité libre ...jusqu'à 15-18 mois. Par contre (et je trouve ça interressant) elle préconise de donner aux enfants des objets qui représentent le réel (pas d'ours rouge par exemple) car ils sont en pleine construction et compréhension du monde réel qui les entoure. Il y a aussi l'idée de donner peu d'objet mais de les faire tourner. Un objet déjà exploré auparavent peu être à nouveau interressant quelques temps après car le cerveau de l'enfant à évolué et il n'y verra pas les même choses.
Après 18 mois, elle explique que l'enfant à besoin de continuer de manipuler mais à le désir de faire comme l'adulte. Il est alors proposé d'intégrer l'enfant dans nos activités journalières, delui montrer petit à petit comment faire certaine chose puis le laisser évoluer dans cette activité. Pour être plus claire je donne un exemple : on peut montrer à l'enfant comment nettoyer sa petite table à la fin du repas avec une éponge, puis le laisser faire. Ce qui est important c'est de le laisser faire autant de temps qu'il est dans l'activité et garder à l'esprit que le but n'est pas d'en faire un nettoyeur de table expert mais de lui donner la possibilité d'avoir une activité qui le centre et en même temps lui donne de l'autonomie.

Voilà où j'en suis après avoir découvert votre forum il y a un an...
N'hésiter pas à donner votre avis... pour nous permettre de discuter, échanger et d'aller plus loin.
 

Pikler : Bilan après 2 années de pratique.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nounous taties et cie :: Forum "Petite Enfance" :: Espace Emmi Pikler-
Sauter vers: